A chaque instant, nous rêvons d'un monde où les refuges appartiendraient au passé, où nos cages seraient vides, où Sans Collier n'aurait plus de raison d'exister...

Au fond du vieux refuge - Poème de Gilbert Dumas adapté      [ Retour à l'accueil ]


Au font du vieux refuge. Dans une niche en bois.
Depuis deux ans je purge. D'avoir trop cru en toi.
Tous les jours je t'attends. Certain que tu viendras.
Tous les soirs je m'endors. Sans que tu ne sois là.

Ton absence me pèse . Et les jours sont si longs.
Mon corps s'épuise. Et mon coeur se morfond.
Je n'ai plus gout a rien . Et je deviens si laid.
Que personne. Jamais ne voudrais m'adopter.

Tu m'as mis à la chaine. Et tu m'as enfermé.
Tu m'as laissé des jours. Sans boire et sans manger.
J'ai dormi bien souvent . Dans ma niche sans toit.
Paralysé. Raidi. Tellement j'avais froid.

Pourtant. si tu reviens. Nous partirons ensemble.
Nous franchirons en choeur. La porte qui ressemble à celle d'une prison.
Que je ne veux plus voir. Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.

Mais aujourd'hui. Je ne peux plus supporter.
Mon coeur brisé par la captivité. Je m'en vais.
Je suis heureux. Tu vois. Car dans quelques instants.
Je vais tout oublier. Oublier surtout que personne ne veut venir me chercher.

Et s'il t'arrive un jour. De repenser a moi.
Ne verse pas de larmes. Ne te prens pas d'émoi.
Pour toi. Je n'étais qu'un chien. Tu préférais la mer.
Tu l'aurais su avant. J'aurais payé moins cher.

A vous tous les humains. J'adresse une priére.
Me tuer tout petit. Aurait peiné ma mère.
Mais il eut mieux valu. Pour moi cette manière.
Que de vous quitter après tant d'années de captivité.


Hommages      [ Retour à l'accueil ]


Vérone



Vérone, au refuge depuis plus d'un an, nous a quittés à l'âge de 8 ans et demi, probablement d'un arrêt cardiaque. Il a vécu ses derniers instants par une froide nuit de janvier dans la solitude, sans nous laisser le temps de lui dire au revoir...

A Vérone

Lorsque tu es arrivé, ici, chez nous, au refuge, tu étais encore un perdu parmi tant d'autres.
Personne n'est jamais venu te réclamer.
Et finalement, tu as passé beaucoup de temps avec nous.
Tu as eu un grand problème de peau, nous n'en venions pas à bout.
Pour beaucoup, ton cas était désespéré.
Mais avec de bons soins, de la patience et ton courage exemplaire, le miracle s'est produit....
Tu étais guéri!
Tu es donc devenu un rescapé de Sans Collier.

Malheureusement, tu n'as jamais attiré le regard d'aucun adoptant.
Même si le tien était merveilleux et si attendrissant.
Et les jours passaient et toujours personne pour toi.

Pourtant, tu ne demandais pas grand chose, juste le gîte et le couvert,
En retour, tu aurais donné tout ton amour,

Ta chance, tu l'aurais bien méritée.
Mais le destin en a voulu autrement
Et, lorsque peut-être tu avais réussi à gagner le coeur de quelqu'un,
Il était trop tard pour toi.

Tu nous as donné une sacrée bonne leçon de courage.
Et c'est avec le coeur troublé de regrets que nous te disons,

Au revoir Vérone...




Belle



Ce maudit jeudi où tu nous a abandonnée.
J'ai du mal à comprendre et à écrire ces mots en sachant que plus jamais je n'aurai ta tête sous ma main et ton regard qui croise le mien, je n'aurai plus jamais le bonheur de te serrer dans mes bras, je ne pourrai plus te câliner et mettre ma tête dans les poils de ton cou et te couvrir de baisers.
Adieu ma jolie Belle, et sois heureuse où tu es à présent.

Merci pour tout l'amour et le bonheur que tu nous a apporté, même en si peu de temps à nos côtés, jamais nous ne t'oublierons, ta place restera toujours dans notre coeur.

Anita et les enfants.


Ma douce Belle, je t'ai souvent serré contre moi et t'ai fait plein de bisous. Ton regard tout doux me faisait fondre.
Je penserai toujours à toi.

Carine.




Sky



Avec ta petite bouille sympa et ton regard toujours pétillant, tu sortais du "lot". Puis tu es tombé malade, assez vite ton rhume s'est aggravé en pneumonie. Le vétérinaire t'a hospitalisée mais malheureusement ta maladie était trop grave et tu nous a quitté.
Tous les chats ici sont comme les miens et chaque absence est difficile à accepter.

Carine.




Lili



Mai 2005, tu es arrivée au refuge, toute petite et déjà bien malade. Très peureuse, tu ne te laissais toucher que très rarement et par quelques personnes seulement. Dans le parcours, tu t’isolais toujours de tes compagnons. Puis ta maladie est devenue chronique, les différents médicaments que tu recevais si souvent n’arrivaient pas à te soulager et tu étais devenue trop contagieuse pour pouvoir rester avec tes compagnons. Tu as donc été isolée dans une cage. Malgré nos contacts quotidiens pour te soigner et nettoyer ta petite cage, jamais tu n’as pu faire confiance.

Janvier 2008, le 21, ta vie était devenue trop lourde à porter pour encore un si jeune chat (3ans ½) c’est avec le cœur en milles morceaux et des larmes à ne plus finir que je t’ai dis « au revoir » Lili…

Je ne t’oublierais jamais…

Carine.




Zeus



Zeuss, mon gros nounours, Tu n’es pas resté longtemps au refuge… Tu étais probablement déjà très malade quand on t’a amené… Je t’ai donné à boire en tenant le seau à travers les barreaux de ta cage, personne n’osait t’approcher, tu défendais tellement ta gamelle, impossible de la reprendre… et puis petit à petit ça a été mieux, tu as pu partager ta solitude avec celle d’autres copains… Je te trouvais tellement magnifique, ton regard m’a touchée en plein cœur, comme si dans tes yeux il y avait réunie toute la tristesse de tous tes compagnons d’infortune. On n’a partagé que quelques trop rares moments tous les deux, la dernière fois que je t’ai vu tu étais à l’infirmerie, fatigué, faible, au bout du chemin… Jamais je ne t’oublierai Zeuss, tu as une place éternelle dans mon cœur.

Isabelle.




Snoupy



Je suis un ange à présent, j’ai rejoint le ciel. Ne me pleurez pas, j’ai retrouvé les amis qui m’avaient quitté trop tôt. Je ne souffre plus désormais, je suis heureux. Dites à Belle qu’elle me manque. Elle avec qui j’ai partagé ma cage pendant plusieurs mois et avec qui j’étais si complice. Je ne l’oublierai jamais et je veillerai là haut à ce qu’elle trouve rapidement un maître.

Je ne vous en veux pas chers humains, je sais que vous avez fait de votre mieux pour me sauver. J’étais heureux de vivre et j’ai toujours espéré finir ma vie au chaud mais le destin en a décidé autrement. Aucune de mes paroles n’atténuera votre tristesse chers humains, seul le temps effacera les blessures. C’est grâce à vous que j’ai vécu heureux au refuge pendant une année entière. Gardez moi au fond de votre cœur et de tout là haut, je veillerai sur vous, vous qui m’avez donné tant d’amour derrière les barreaux.

Nadège.




Kiss Me



Kiss me, à peine deux semaine passées parmi nous et la vie était déjà trop lourde à porter pour toi. Ton regard si doux nous manque et la douleur est énorme, il est presque impossible de croire que je ne te serrerai plus jamais contre moi. C’est comme un échec de te voir t’en aller avant de t’avoir trouvé un foyer mais c’est la vie qui en a décidé ainsi et tu es heureux là où tu es. Derrière tes grands yeux dorés se cachait un chien plein de tendresse, plein d’amitié et de joie de vivre mais jamais personne n’aura su profiter de ta bonté. Tu nous as apporté énormément durant ces deux semaines et tout le monde avait appris à t’apprécier. Tu es parti rejoindre ton maître au paradis, c’est certainement ce que tu souhaitais le plus. « Ce sont toujours les meilleurs qui partent en premier », je déteste cette phrase, mais une fois de plus, je vois qu’elle est tellement vraie. Bon vent Kiss me, ne nous oublie pas, nous aurons toujours une pensée portée vers toi.

Nadège.




Chipie



Hé... les chats du paradis, accueillez comme il se doit "Chipie, adorable, coquine (même à son âge) et surtout courageuse et digne jusqu'à notre aurevoir... Je t'ai soigné avec tout mon coeur, ton départ est très difficile à accepter.

Salut p'tit chat...

Carine.




Tocar



Il y a peu, nous vous avons appris que notre ami Tocar s’en est allé… Un ange de plus veille sur vous désormais. Les chiens qui nous quittent sans avoir connu le bonheur se comptent sur les doigts de la main et Tocar en fait malheureusement partie. Après plusieurs années passées avec nous (entrecoupées par des adoptions rarement réussies et souvent très rapides), Tocar a été victime d’un cancer de la rate. Il s’est éteint, à 11 ans, entouré de tous nos soins et de notre amour, mais sans la chaleur d’un foyer. Nous ne l’oublierons jamais.

« Des kilos de muscle, une tonne de gentillesse et d’amour, une fidélité à toute épreuve », tels sont les mots qui me viennent en tête lorsque je parle de toi. Ton défaut ? Etre né de race « American Staffordshire Terrier ». Adopté à plusieurs reprises, aucun de tes maîtres n’a su t’apprécier à ta juste valeur. Et comme beaucoup d’autres congénères de ta race, tu étais adopté pour ta race uniquement et pour ton apparence musclée, et rien d’autre. Ta vie, tu l’as passée entre les barreaux de ta cage, et des foyers qui ne t’ont laissé que des mauvais souvenirs. Au fil des saisons, tu as connu le chaud, le froid, de nombreuses portes ouvertes, des milliers de visages qui t’ont regardé en se disant « waouh, c’est donc ça, un Pitbull ». Le personnel et tous les bénévoles qui t’ont connu le diront, tu étais merveilleux, et tous ceux qui ont croisé ton chemin garderont ta bouille gravée dans leur mémoire. C’est vrai, on s’en est voulu : nous n’avons pas réussi à te trouver un foyer, mais au fil des semaines, le soulagement a pris la place des regrets. Enfin, tu ne souffres plus. Le chagrin est immense, mais les souvenirs le sont encore plus. Nous étions devenus ta famille, et c’est une partie de nous qui s’est envolée avec toi. De là haut, tu resteras parmi nous pour toujours. On t’aime Toc.

Nadège.




Gosette



Petit chat indomptable, ton refuge était toujours la poutre de ton parcours où là en haut, tu te sentais plus en sécurité. Pendant cette année où tu es restée avec nous, tu n’as jamais été malade et vers le 19 novembre, tu as attrapé un coryza assez important. Te voilà alors dans une petite cage. Bien obligé, pour pouvoir te soigner. A te manipuler chaque jour un petit peu, tu te sociabilisais de mieux en mieux, à notre grande joie, car plus sociable, tu aurais plus de chance de te faire adopter. A notre insu, un abcès s’est formé au niveau de ta petite patte, à cause d’une morsure de l’un de tes congénères. Cette grosseur au niveau de ta patte nous inquiétait, un traitement t’a rapidement été donné mais cet abcès a envahi toute ta patte à une vitesse inouïe. Hospitalisée chez notre vétérinaire, tu nous es revenue, pas en grande forme, certes, mais vivante. Ce triste dimanche 29 novembre, l’infection trop profonde dans ton organisme a abouti à une septicémie fulgurante. Jusqu’à ton dernier battement de cœur, je suis restée à tes cotés… à jamais, dans ma mémoire…

Carine.




Capsule



Capsule, je suis sûr que tu as voulu me faire comprendre ta souffrance avant de partir. Tu n'étais calme et gentille qu'avec moi, tu venais blottir ta petite tête contre moi et ronronner et soudain, tu me regardais droit dans les yeux en miaulant. Tu n'étais pas bien, tu envoyais paître tes compagnons, tu avais de plus en plus de douleurs au dos... si vite...

Ce 19 janvier 2010, j'étais déjà très inquiète quand notre vétérinaire a détecter la P.i.f. avec la conclusion qui a suivi: la maladie avait pris trop de place et tu souffrais beaucoup, ton état allait continuer à se dégrader, sans aucune chance de guérison. Il ne te restait plus que quelques jours à vivre. Il n'y avait pas d'autres choix, je t'ai confiée à notre vétérinaire pour te soulager. Mon chagrin est immense...

Carine.




Balzac



Balzac. Chein de rue. Chien des rues.
Te v'là sans domicile fixe depuis mercredi dernier. T'es libre désormais. Alors gambade dans les nuages.
Cours, vole, Balzac, jusqu'à plus soif. Ils se sont effacés les barreaux. Disparus là-haut.
A l'heure où tu partais, Balzac. A Paris, un homme était couché sur un troittoir. Un homme qui tremblait, son chien serré contre lui.
Aujourd'hui dans le soleil qui décline, derrière la maison du voisin, je te vois passer, tout de noir vétu, fier dans la lumière.
Tu te retournes et je souris. Et puis la nuit vient.
Bonne route, gamin.

Philippe, Parrain de Balzac.




Happy



A notre regretté et adorable Happy d’Amour, qui nous a quittés bien trop tôt, nous souhaitons te rendre un dernier hommage. Nous t’avons parrainé, car notre souhait était de soutenir un chien âgé et/ou souffrant. Tu étais tellement mignon. Mais hélas tu souffrais d’une très méchante otite. Nous tenons à te dire que nous sommes triste de n’avoir pu d’une part t’adopter, mais surtout de ne pas avoir pu t’apporter un peu de bonheur beaucoup plus longuement. Déjà dès le 1er instant où nous t’avons vu, nous t’avons beaucoup aimé et nous t’aimerons toujours autant.

Nous t’envoyons pleins de tendresse et de câlins dans ce paradis que tu as rejoint et nous prions ton ange chaque jour.

Myriam et Maxime.